SEO et développement web, les deux font la paire !

Aujourd’hui, on a envie de te parler d’un domaine qui n’est a priori pas si intimement lié avec le code : le SEO. Pourtant, à y regarder de plus près, les deux sont de plus en plus indissociables. En fait, le SEO est loin d’être simplement une affaire de marketing et de rédaction web. En dehors de l’aspect sémantique de la discipline se cache toute une partie liée à l’optimisation technique qu’un développeur se doit aujourd’hui de connaître. Que tu aies à optimiser toi-même les sites que tu développes ou que tu travailles avec ou en agence, tu auras à un moment ou un autre de ta carrière de dev à te frotter à des spécialistes du SEO. C’est par exemple le cas de l’agence de référencement CASEO, spécialiste du SEO en Suisse. Alors tu préfères attendre d’être devant le fait accompli et rater une mission ou tu veux te frotter à la tendance dès aujourd’hui ?

Si tu optes pour la deuxième réponse, on te dit tout ce qu’il y a à savoir sur les liens qui unissent SEO et développement web.

Référencement naturel : c’est quoi le SEO ?

Évolution du nombre de requêtes pour SEO (Google Trends)
Évolution du nombre de recherches pour la requête « SEO – 10.2004 – 10.2019
Source : Google Trends

Les bons francophones préféreront le terme de référencement naturel. Pourtant dans le milieu professionnel, parce que c’est cool ou parce que c’est plus court, c’est selon, on parle tout simplement de SEO. Le SEO, pour Search Engine Optimization, c’est l’art de référencer un site Internet organiquement, c’est-à-dire le faire apparaître tout en haut des pages de résultats des moteurs de recherche. D’ailleurs dans le jargon, on dit SERP.

Ça a l’air pompeux ? On la refait, en plus simple : le SEO, c’est l’ensemble des techniques qui incitent Google à montrer ton site en premier quand quelqu’un tape « meilleur développeur du monde » (par exemple).

Pour cela, le SEO s’appuie sur trois piliers :

  • L’optimisation sémantique : basée sur une analyse de mots-clés détaillée et une stratégie de contenu imbattable.
  • L’optimisation technique : celle qui t’intéresse, puisqu’elle va chatouiller de près les entrailles d’un site, et donc son code.
  • Le netlinking : il s’intéresse aux hyperliens et donc à la notoriété d’un site web.

SEO : optimisation sémantique Vs. Optimisation technique

Ou plutôt SEO = optimisation sémantique + optimisation technique. Car l’un ne va pas sans l’autre. Du contenu riche et régulier sur un site bancal côté performances est presque aussi bon pour le SEO qu’un site codé aux petits oignons qui ne reçoit jamais de contenu frais à mettre sous la dent des Googlebots. C’est-à-dire qu’il ne sert pas à grand-chose.

Si en tant que développeur web tu te soucies plus de la syntaxe et de la propreté de ton code que de la sémantique des articles de blog du site concerné, tu as bien raison ! Pourtant, tu vas devoir faire en sorte que le boulot de tes collègues référenceurs, rédacteurs et infographistes ne serve pas à rien ! À toi donc la lourde responsabilité du site Internet optimisé techniquement.

Développer pour le SEO

Pour livrer un projet web digne d’être référencé, tu vas devoir créer un site :

  • Mobile friendly. Il fut un temps, bien avant notre ère, où les sites web étaient pensés pour l’ordinateur fixe et son grand écran. Ce temps est révolu. On est depuis passé aux sites responsive, au mobile first et peut-être bien très vite vers le mobile only. Bref, quoi que tu codes, ça doit le faire sur écran, tablette et smartphone !
  • Rapide. Google aime la vitesse, l’optimisation des performances et, surtout, une expérience utilisateur au top. Pas question donc de traîner en route. En tant que développeur web, tu dois veiller à concevoir un site sur lequel les pages chargent rapidement et les serveurs sont réactifs.
  • Bien architecturé. L’arborescence du site joue un rôle important. Pas question donc de créer une page ou une entrée de menu juste parce que c’est pratique. Tout doit faire sens pour structurer l’information et que les internautes s’y retrouvent. Pas mal d’éléments peuvent contribuer : fil d’Ariane, sitemap, structure en silo (par catégorie stricte), etc. Bref, le maillage interne ne se décide pas à la légère !

SEO black hat, le côté obscur de la force

Quand on parle SEO, tout court, on évoque en général de ce que l’on appelle le SEO white hat. Il entre en opposition directe avec le SEO black hat. Pour faire simple, la différence est la même qu’en magie : la magie blanche est utilisée à bon escient, la magie noire pour arriver à ses fins grâce à des procédés douteux. On a retenu ton attention ? Bien.

Soyons clairs dès le départ, le SEO black hat n’est pas illégal (dans la majorité des cas). Pourtant, il entre en confrontation directe avec les règles érigées par les moteurs de recherche. C’est-à-dire que si tu te mets au black hat, la police ne va pas venir frapper à ta porte (dans la limite de la légalité). Par contre Google va s’énerver. Et quand le grand manitou Google s’énerve, il ne fait pas semblant. Il tire toute la ménagerie de son chapeau (panda, pingouin et colibri en tête), t’assène une (ou plusieurs) pénalité bien sentie, et réduit tes efforts à néant. Et si tu l’as vraiment, vraiment énervé, il désindexe ton site. Rien que ça.

Dangers et technicité du SEO black hat

Bon, tu l’auras compris, le SEO black hat n’est pas sans danger. Quand il est manié avec précaution par contre, il permet de mieux référencer un site, plus vite. Jackpot à court terme en vue, qui pourrait bien se transformer en désastre si tu te fais prendre. À consommer avec modération donc. Le lien avec le développement ? Les techniques de SEO black hat requièrent souvent des compétences informatiques poussées.

Parmi les techniques les plus fréquentes, on trouve par exemple :

  • Cloaking : une page cloakée a la capacité d’afficher deux contenus différents, un agréable à lire pour les utilisateurs, et un plein de mots-clés alléchants pour les robots de Google. Sauras-tu trouver l’astuce pour afficher un contenu différent si le visiteur est un bot ?
  • Piratage de sites web à forte autorité pour la reprendre à son compte.
  • Spamming de commentaires de blogs ou de forums pour placer des liens automatisés vers un site donné.
  • Texte invisible pour les visiteurs, mais pas pour les moteurs de recherche. Coucou les développeurs front end et autres pro du CSS.
  • Redirections trompeuses : le moteur de recherche remarque une page, mais l’internaute este redirigé vers une autre.
  • Etc. Les techniques de black hat sont nombreuses et, devine quoi ? Les meilleures sont celles que tu ne trouveras pas dans une liste sur le web !

Pour conclure

Tu l’auras compris, si tu veux travailler comme développeur spécialisé dans le web, tu ne vas pas pouvoir passer à côté du SEO ! C’est plutôt une bonne nouvelle, car le SEO est un domaine varié qui en offre pour tous les goûts. Tantôt technique, tantôt marketing, parfois purement applicatif, d’autres créatif, le référencement naturel s’impose comme l’un des grands thèmes du web d’aujourd’hui et de demain. Alors n’hésite pas à y jeter un œil et à ajouter une corde plus qu’attractive à l’arc de ton CV.